
L’usage détourné de protoxyde d’azote est identifié depuis plusieurs décennies, notamment en milieu festif. Depuis 2017, ce phénomène est de plus en plus visible dans l’espace public. L’augmentation des cas de troubles neurologiques graves, en relation avec un usage répété et/ou en grande quantité de protoxyde d’azote, amène, dès 2019, les autorités sanitaires, en lien avec la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), l’Observatoire Français des Drogues et des Tendances addictives (OFDT) et les réseaux d’addictovigilance, à mettre en garde sur les dangers de cette pratique, même occasionnelle.
En 2026, le phénomène ne s’est pas affaibli bien au contraire : accidents de la route graves, voire mortels, en trottinette ou véhicule ; hospitalisation en urgence avec des conséquences neurologiques et cardiovasculaires plus ou moins irréversibles ; troubles neurologiques constatés chez des nouveaux nés ; ces constats inquiètent les autorités publiques et amènent à une mise à jour des connaissances et des aspects législatifs.